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Des papiers

Ce blog a été créé pour soutenir une famille installée depuis bientôt deux ans à Carentoir et unanimement appréciée et intégrée. Khadijat Gadjomarova, professeur de chimie, a dû fuir sa région d’origine le Dagestan (qui fait partie de la fédération de Russie) suite aux persécutions de son ex mari. En effet ce dernier, ancien chef d’entreprise, s’est converti an 1998 au mouvement des Wahhabits : groupe islamiste qui prône la violence dans l’action, l’intégrisme dans le dogme et prive la femme de toute liberté.

 


Dès lors, la mère et son fils ont été cloîtrés à leur domicile, en pouvant plus parler à quiconque et ne plus voir leur famille. Cette femme a dû cesser d’exercer son métier d’enseignante. Le divorce prononcé officiellement par l’état Russe aurait dû la protéger, mais il n’est pas reconnu par la loi de la charia des Wahhabits. Dans cette région frontalière de la Tchétchénie, les Wahhabites ont une très forte influence. Ces dernières années, on a noté des tensions entre des écoles soufistes locales (islam natif) et des missionnaires wahhabits venus dans la région rechercher des gens à convertir.

L’expulsion vers le Daguestan constituerait un danger réel pour Khadijat qui risque la mort ainsi que pour son fils qui a déjà subi de nombreux traumatismes.

Actuellement, Khadijat et Magomed sont sous la menace d'un arrêté de reconduite à la frontière prononcé par le préfet du Morbihan. Un recours au tribunal administratif a été déposé par Maître Mélanie Le VERGER. Il est indispensable de mobiliser autour de cette famille pour espérer une issue positive et éviter une expulsion qui pourrait avoir des conséquences dramatiques.

Le collectif du personnel du lycée, des parents d’élèves du Lycée Brocéliande à Guer 56, l'association Sambrana, la FCPE, SGEN, CFDT, SDEN CGT, SNESFSU, SNFOLC, UNSA ont lancé une pétition demandant la régularisation de cette personne et de son fils élève en seconde en section d’enseignement professionnel au lycée de Guer, pour leur permettre de vivre librement sur le territoire Français où ils témoignent d’une intégration réussie.

Venez nombreux nous rejoindre, toutes les marques de soutien sont importantes et comptent. Les prochains rendez-vous : .

- Rassemblement tous les samedi matin à 10h30 place de l'étoîle à Carentoir,

- Manifestation samedi 23 juin place de l'étoîle à Carentoir à 10h30. Vu le déroulement de l'audience au Tribunal administratif, il faut être nombreux pour obtenir un changement d'attitude du préfet.

 

- Si vous avez des idées originales de manifestation ou d'évènement, n'hésitez pas à nous contacter et à les proposer. Il faut maintenir la mobilisation.


 

N'oubliez pas, si ce n'est pas encore fait la pétition sur le site de RESF : http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article4761 et la possibilité d'écrire au préfet (Formulaire présenté dans les documents suivants: Des papiers pour Khadijat et Magomet ).

 

N'hésitez pas à laisser vos commentaires ou mots de soutien en cliquant à la fin de chaque article sur le mot commentaire

Vous pouvez également visionner les deux vidéos des reportages de FR3 bretagne à l'adresse suivante : http://www.dailymotion.com/didier640

Pour couvrir les frais d'avocats et de traducteur assermenté, nous faisons appel à la générosité de tous. Vous pouvez adresser vos dons à : Association Changement de décor - Centre de Ressources - 56380 Guer. Libellez les chèques à l'ordre de : Ass. Changement de Décor.

La situation au Daguestan

Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 22:58
Voici les informations données sur le site du Ministère des affaires étrangères (Quai d'Orsay)  ce jour, concernant notamment le Daguestan.

Certains fonctionnaires doivent considérer que les informations délivrées sur le site de ce ministère sont erronées et ne s'adressent qu'aux touristes. On peut expulser des gens qui ont fui cette horreur puisqu'ils ne "craignent rien en rentrant dans leur pays".

RUSSIE
Dernière mise à jour : 13 septembre 2006, toujours valable au : 09/04/2007
Dernière Minute

Avertissements :

1. La Russie a été la cible d’un nombre important d’attentats et de prises d’otages au cours de ces dernières années. Récemment, les actions les plus meurtrières ont été:

  • la prise d’otages du théâtre de la Doubrovka à Moscou (129 morts en octobre 2002),
  • la prise d’otages de Beslan en Ossétie du Nord (331 morts en septembre 2004),
  • l’explosion à la station de métro Rijskaia à Moscou (11 morts en août 2004).

Dans ce contexte, les déplacements (y compris de courte durée) et les séjours en Tchétchénie, en Ingouchie, au Daghestan et en Ossétie du Nord sont formellement déconseillés en raison de l’instabilité de la situation intérieure et des risques élevés d’attentats qui caractérisent ces régions.

Les difficultés survenues récemment dans d’autres régions du Caucase Nord, en Karatchaevo-Tcherkessie et en Kabardino-Balkarie, conduisent à recommander la plus grande vigilance en cas de déplacement ou de séjour dans ces deux républiques.

Enfin, dans les grandes métropoles russes, en particulier à Moscou et Saint-Petersbourg, les Français de passage, tout comme les résidents doivent faire preuve de prudence dans les lieux et sites à forte concentration populaire : aéroports, gares, métro, marchés et galeries marchandes, manifestations culturelles et sportives, fêtes en plein air.

2. La Russie fait partie des pays touchés par l’épizootie de grippe aviaire. Il n’existe, pour l’heure, aucune raison de différer un quelconque déplacement professionnel ou touristique dans ce pays. Il est toutefois recommandé aux voyageurs de consulter la rubrique "conditions sanitaires" de cette fiche, l’encart "grippe aviaire" figurant en page d’accueil de ce site ainsi que les fiches relatives à la grippe aviaire mises à jour régulièrement sur les sites Internet des Consulats de France à Moscou (http://www.consulfrance-moscou.org) et Saint-Petersbourg (www.consulfrance-saint-petersbourg.org). Il convient en outre de se tenir informé de la situation sanitaire prévalant dans le pays.

Par didier - Publié dans : La situation au Daguestan
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 23:17

Selon la préfecture, Khafdijat et Magomed en cas de décision négative du tribunal administratif devront rejoindre leur pays ou tout autre pays susceptible de les accueillir. Or, n'ayant aucune attache hors du Daguestan, ils seraient selon toute vraisemblance reconduit vers la fédération de Russie dont fait partie cette république. Toutefois, pour permettre à chacun de découvrir les charmes de la vie au Daguestan, je vous invite simplement à taper dans Google ou un autre site de recherche, le mot clé "Daguestan". Je pense que le nombre d'articles et leur éloquence permettent de se faire rapidement une idée sur la situation chaotique de cette république de Russie. La présence des Wahhabits s'est renforcée suite à la guerre en Tchétcénie voisine du Daguestan et ceux-ci revendiquent ouvertement l'instauration d'un régime basé sur la "Charia", principe fondateur des sectes islamiques extrêmes. Les Wahhabits n'ont rien à envier à leur cousins talibans d'Afghanistan et seraient certainement encore plus extrémistes dans leurs actes. Pour ceux qui n'auraient pas le temps de faire le tour de la question sur internet ou d'autres médias, je vous ai sélectionné quelques articles issus de sources variées, de droite comme de gauche qui dressent une vision très chaotique de la situation au Daguestan. .

Je vous souhaite bonne lecture et j'espère que vous pourrez vous faire votre propre opinion.

En complément d'information,pour ceux qui maîtrisent l'anglais, le site suivant (qui semble être un relais des mouvements islamistes intégristes) . C'est un site qui relate toutes les actions des islamistes dans cette région comme un peu partout dans le monde : http://www.kavkazcenter.com/eng/content/2007/03/19/7773.shtml juste en dessous de l'article principal, il y a toute une série de lien sur des accrochages armés depuis février. Je ne sais pas pour vous mais, je pense qu'après toutes ces lectures, le Daguestan ne figurera pas dans mes prochaines destinations de vacances.

Par didier - Publié dans : La situation au Daguestan
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 23:09

La République des hors-la-loi

 

 

 

30 euros pour abattre un policier, nettement plus pour un ministre : tout se négocie au Daguestan, petite République russe à la frontière de la Tchétchénie qui s'enfonce dans un climat de violence, de corruption et d'impunité.

Par Lorraine MILLOT
Libération jeudi 30 juin 2005

Makhatchkala envoyée spéciale

«Qui est-ce qui vous tue ? «Mais ce sont nos dirigeants bien sûr !» Croisés à Makhatchkala, lors d'un des innombrables contrôles d'identité qui rythment la vie du Daguestan, ces deux policiers ont le ton tranquille de deux habitués de l'absurde. Fusillades, voitures piégées, mines téléguidées... le terrorisme est devenu leur quotidien. L'an dernier, au moins 32 policiers ont été tués au Daguestan, selon les chiffres officiels, et déjà 26 autres durant les six premiers mois de 2005. Des dizaines d'autres personnalités, ministres, hauts fonctionnaires, député, procureur adjoint... ont été assassinées. Carapacés dans leur gilet pare-balles, les deux policiers n'en poursuivent pas moins, méthodiquement, leur contrôle de routine : «Nous savons bien que ce sont nos dirigeants qui nous font abattre. Comme ça, ils disent qu'ils doivent remettre de l'ordre et ils gardent leurs postes. Mais que voulez-vous que nous fassions ? Il faut bien nourrir sa famille», grimace-t-il. «Moi, j'ai encore quelques années avant la retraite, explique l'autre, il faut que je tienne jusque-là.»

A l'ombre de la Tchétchénie, dans la petite république du Daguestan, couve un conflit étrange, où s'entremêlent rivalités ethniques et politiques, corruption, misère et islamisme. Le Daguestan est une république sans doute unique au monde pour le nombre de petits peuples qui y vivent : pour 2,5 millions d'habitants, elle compte officiellement 102 «nationalités» différentes, la plupart dotées de leur propre langue. Avars, Darguines et Lesguiens, trois des principales «nationalités», parlent des langues caucasiennes qui ont des racines communes, mais d'autres sont d'origine turque ou perse, et tous ces parlers se sont tellement différenciés au fil des siècles que pour se comprendre d'un village à l'autre, les Daguestanais sont obligés de parler russe. La Russie, qui a conquis la région en 1859, après plusieurs années de guerre, a pris grand soin d'encourager cette diversité, qui fait du russe le principal liant.

«Je pense que quelqu'un veut aujourd'hui déstabiliser la situation», avance prudemment le nouveau ministre des Nationalités, Zikrula Ilyassov. Derrière lui, au mur, la photo de son prédécesseur, assassiné en mai dernier. Le précédent ministre avait été tué en 2003. «On cherche à détacher le Daguestan de la Russie, pour ensuite déstabiliser toute la Russie», affirme le ministre, qui, comme tous les responsables daguestanais, a l'habitude d'invoquer de mystérieux «on». «Mais on n'y parviendra pas. Nous avons vu chez nos voisins tchétchènes à quelles souffrances mènent les velléités d'indépendance.»

Ce sont les «wahhabites» qui cherchent à déstabiliser le Daguestan, accuse généralement le pouvoir russe, qui désigne par là n'importe quel extrémiste musulman. La plupart des meurtres de policiers, en particulier, seraient le fait de petites djamaat, ou cellules islamistes, qui se vengeraient de la répression et des tortures subies en prison. Mais, actuellement, le Daguestan est aussi secoué par une féroce bataille politique pour la succession du vieux leader de la république, le Darguine Magomedali Magomedov, qui occupe le pouvoir depuis plus de dix ans et vient de fêter ses 75 ans. Face au camp Magomedov, qui redoute de perdre bientôt le pouvoir, au moins deux autres clans s'affrontent : celui du maire de Makhatchkala, Saïd Amirov, un Darguine qui revendique une quinzaine de tentatives d'attentats contre lui (l'une d'elles l'a cloué dans un fauteuil roulant), et «l'Alliance du Nord», une coalition formée autour du maire de la deuxième ville du pays, Khassaviourt, qui estime le temps venu de confier la présidence à un Avar, la principale ethnie du Daguestan.

Misère et villas somptueuses

Ces chefs de clan, qui se sont réparti les principales richesses de la république ­ pétrole, caviar et poisson de la Caspienne ­, habitent de somptueuses villas, qui occupent tout un quartier de Makhatchkala, appelé Santa Barbara, tandis que la grande masse de la population est réduite à la misère. «En 1991, dernière année de l'Union soviétique, je possédais huit costumes, pour les soutenances de thèse, raconte Rouslan Seferbekov, historien à l'Académie des sciences. Aujourd'hui, je n'ai plus que deux costumes, ceux qui me sont restés du communisme.» Auteur d'une dizaine de livres sur l'histoire du Daguestan, ce chercheur touche un salaire de 4 500 roubles par mois (130 euros). «Quand je pense qu'à l'époque soviétique, je gagnais plus qu'un ministre ! Aujourd'hui, je n'ai même plus de quoi m'acheter une chemise. On ne peut plus vivre honnêtement dans ce pays», soupire le vieil historien, qui, pour tout réconfort, a accroché un portrait de Lénine dans son bureau.

Sous un pont, au bout de l'avenue Lénine de Makhatchkala, tous les jours des grappes d'hommes quémandent une embauche à la journée. «Pour 500 roubles (14 euros) la journée, nous pouvons faire n'importe quels travaux, explique l'un de ces hommes qui attend sous le soleil. Déblayer des gravats, enlever des ordures, travaux de maçonnerie...» A l'écart, un autre confie que le tarif proposé pour la journée est plutôt 100 ou 200 roubles (3 ou 6 euros). Et les «sales boulots», tuer quelqu'un par exemple ? «ça se discute», ricane un plus vieil homme, laissant entendre que rien n'est impossible. «Pour 1 000 roubles (30 euros), vous trouverez facilement un jeune prêt à tirer sur un policier ou une autre personne que vous lui indiquerez, assure un journaliste local. Pour tuer un ministre, c'est plus cher. Mais tout dépend de la difficulté de la mission.»

Au Daguestan, «tout s'achète, depuis la vie d'un policier jusqu'à un poste de ministre, poursuit ce journaliste. Un poste de ministre coûte environ 1 million de dollars. Ce qui signifie qu'ils font ensuite payer leur place à leurs subordonnés pour rentrer dans leurs frais». Récemment, ce journaliste a voulu faire inscrire son fils dans une université de Makhatchkala. «En plus, je connais bien ces gens, soupire-t-il. Mais dès qu'il s'est agi d'une place à l'université, ils ne m'ont plus parlé ni russe, ni avar, ni darguine... il n'a plus été question que de chiffres arabes. Pour entrer dans un institut polytechnique, c'est 2 000 dollars de bakchich. Pour la faculté de médecine, au moins 12 000 dollars...»

Des prêcheurs venus du monde arabe

«L'injustice fait naître l'injustice.» Derrière sa barbe, qui ne laisse percer que deux yeux rieurs, Abdoullah est l'un des prêcheurs islamistes qui ne peuvent que profiter de cette perversion générale des moeurs. «Moi, j'ai déjà été arrêté 52 fois, par la police ou dernièrement par les milices tchétchènes de Ramzan Kadyrov (1), raconte-t-il. Généralement, à la police, ils commencent par battre les prisonniers. C'est la règle là-bas : pour qu'un suspect dise la vérité, il faut d'abord le battre. Une fois, un policier m'a tiré par la barbe si fort... qu'elle lui est restée dans les mains», se souvient Abdoullah, toujours rieur. «Dans ces cas-là, je m'adresse à mon Dieu, et il me soutient. Je profite de ces passages en détention pour expliquer l'islam aux policiers et, souvent, quand je suis libéré, ils me raccompagnent en ami.»

Ingénieur agronome du temps de l'URSS, Abdoullah, 51 ans, avoue avoir «découvert l'islam» au début des années 90, grâce en partie à des prédicateurs venus du monde arabe, de Jordanie ou de Syrie en particulier. «Ils nous ont appris comment prêcher, explique-t-il, car on ne s'adresse pas de la même façon à un cadre supérieur, un chauffeur ou une mère de famille.» Jusqu'en 1999, lui-même a sillonné le Daguestan avec ces prédicateurs, qui avaient réussi à faire établir la charia dans deux villages proches de Makhatchkala. En 1999, à l'occasion du raid mené par des islamistes tchétchènes sur le Daguestan (2), les autorités ont réussi à reprendre les deux villages. Depuis, Abdoullah a dû renoncer à parcourir le pays. «Mais les gens viennent me voir chez moi, pour apprendre le Coran, explique-t-il. La répression ne fait que nous renforcer.»

La menace islamiste ? Au siège du gouvernement, au centre de Makhatchkala, le Premier ministre, Ataï Aliev, affecte le plus parfait détachement. «Oui, nous avons un peu d'extrémisme religieux. Et il y a des gens qui ne sont pas contents du pouvoir actuel. Mais en France aussi, vous avez de l'opposition, n'est-ce pas ?» Le Premier ministre fait mine de consulter ses dossiers et se lance dans une évocation lyrique des récoltes fabuleuses que l'on ramasse aujourd'hui au Daguestan, des maisons qui se construisent... «Depuis 2000, nous avons un taux de croissance annuel de 16 %, assure-t-il. Et en ce mois de mai, nous avons même près de 17 % de croissance.» Vladimir Poutine ayant promis de multiplier par deux le PNB russe d'ici à 2010, au Daguestan, ses serviteurs ont annoncé qu'ils multiplieraient le produit local par 2,6.

Les politiques utilisent le désordre

«Ils pourraient aussi bien écrire 20 ou 30 % de croissance sur leurs papiers», ricanent les journalistes de Tchernovik (Brouillon), hebdomadaire d'opposition proche de «l'Alliance du Nord». Selon ces journalistes, la plupart des attentats récents relèvent d'ailleurs plutôt de la «lutte politique» que de l'islamisme. «Le fait même que l'on ne retrouve généralement pas les exécutants fait penser qu'ils sont couverts de très haut, observent les journalistes de Tchernovik. Ce peut être des attentats commandités par l'opposition, pour montrer que le pouvoir ne contrôle pas la situation. Ou au contraire des attentats fomentés par le pouvoir même, pour donner l'impression que des forces extrêmement néfastes menacent la république.»

A la mairie de Khassaviourt, assis devant un portrait de Vladimir Poutine, comme il convient au Daguestan aussi bien pour le pouvoir que pour l'opposition, Saïdpacha Oumakhanov rappelle qu'il est un ancien lutteur et qu'il attend son heure, avec une certaine impatience. «Nous l'avons fait savoir à Moscou : les bandits qui sont au pouvoir ne font que déstabiliser la situation au Daguestan, explique-t-il. Mais Moscou nous a fait passer un message clair : s'il y a des troubles ou si le peuple descend dans la rue, on ne changera pas le pouvoir en place.» L'adjoint au maire, Gamzatov Jamalodine, visage encadré par un petit collier de barbe, est plus catégorique encore : «Le pouvoir actuel a intérêt au désordre pour rester en place. Mais Moscou devrait prendre garde car, à continuer cette politique, les Russes risquent de finir par perdre le Daguestan pour de bon. S'il y a une guerre ici, ça ne sera pas comme en Tchétchénie. Ce sera pire.»

 

Sources:

 

http://www.liberation.fr/page.php?Article=307737

 

Par didier - Publié dans : La situation au Daguestan
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 22:47

Je n'ai pas l'article au complet, mais vous trouverez un résumé d'un article du monde du 6 février de cette année.

1 - Tentative d'assassinat contre le ministre de l'intérieur

LE MONDE | 6 février 2007 | 
MAKHATCHKALA. Plusieurs hommes armés ont tué trois personnes en tentant d'assassiner, pour la deuxième fois en un an, Adilguirei Magomedtaguirov, ministre de l'intérieur de la République russe méridionale du Daguestan, samedi 3 février, dans la capitale, Makhatchkala.
Par didier - Publié dans : La situation au Daguestan
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 22:43

LE FIGARO

 

Violence et corruption minent le Caucase russe

 

http://www.lefigaro.fr/international/20070309.FIG000000133_violence_et_corruption_minent_le_caucase_russe.html

 

De notre envoyé spécial à Makhatchkala FABRICE NODÉ-LANGLOIS.

 

 Publié le 09 mars 2007

 

Actualisé le 09 mars 2007 : 08h29

 

Le Daguestan va élire ce dimanche son Parlement et ses conseils municipaux dans un climat d'insécurité préoccupant.

 

ATTENTAT à la bombe contre un ministre, mitraillage de la voiture d'un candidat, enlèvement d'un autre, maison détruite dans une opération antiterroriste, policiers assassinés. Au Daguestan, la campagne électorale bat son plein avec les couleurs locales. La plus grande des républiques du Caucase russe (2,2 millions d'habitants) vit dans une insécurité plus préoccupante que la Tchétchénie voisine, officiellement pacifiée. Comme dans treize autres régions de Russie (lire encadré), les Daguestanais votent le 11 mars pour renouveler la Douma (Parlement) régionale et des conseils municipaux.

 

Un candidat a été enlevé fin janvier. Sa voiture a été retrouvée. Pas lui. Un autre a été grièvement blessé le 13 février au soir, lors du mitraillage de sa Mercedes à Makhatchkala, la capitale. « Les élections ne créent pas trop de tension », assure malgré tout le ministre de l'Intérieur du Daguestan, Adilguerei Mogamedtaguirov. Lui-même a échappé à une attaque, le 3 février dernier. Une voiture de son escorte a été mitraillée avant que la sienne n'explose.

 

 

Règlement de comptes

 

L'homme qui règne sur la police de la république depuis huit ans est vu par les défenseurs des droits de l'homme à Moscou comme le verrou qu'il faut faire sauter pour réduire la corruption et la violence. La rumeur publique attribue plusieurs règlements de comptes sanglants à la rivalité qui l'oppose depuis des années à un autre homme fort du Daguestan, le maire de Makhatchkala. Bien sûr, le ministre ne désigne aucun ennemi.

 

Pour rencontrer le maire, il suffit de traverser la place principale. Une fois franchie la porte puis une grille de fer forgée bien gardées, les solliciteurs, nombreux, patientent dans l'antichambre, enfoncés dans de vastes canapés, devant un western diffusé par une chaîne russe, tandis que déambulent plusieurs civils, pistolet à la ceinture. Lorsque ses visiteurs entrent dans son bureau, Saïd Amirov s'appuie de ses bras puissants pour se lever. Un attentat sur lequel il ne veut pas s'étendre l'a privé il y a quatorze ans, en des temps déjà troublés, de l'usage de ses jambes. « J'ai survécu à quinze attentats ! », sourit-il. Il jouit d'une réelle popularité. « Ce que j'ai contre le ministre de l'Intérieur ? C'est que les gens disparaissent, qu'ils sont souvent torturés, tués ou qu'on les retrouve en Tchétchénie » (lire ci-dessous). Aux élections de dimanche, le maire se présente sur la liste du parti du Kremlin, Russie unie, que soutient aussi son « ennemi » le ministre et le gouvernement.

 

Ici, chacun des six partis autorités « est divisé entre pro-maires et pro-Aliev, le président du Daguestan », explique Malek, un jeune journaliste sans illusions par ailleurs sur les fraudes électorales. En plus, « les businessmen placent des parents dans toutes les listes pour contrôler un maximum de députés », poursuit Malek. Aux rivalités de clans, se superpose une mosaïque ethnique et linguistique des plus complexes. Pour la première fois, la loi ne prévoit pas que le Parlement reflète le poids des nationalités. Traditionnellement, les postes étaient répartis pour préserver le fragile équilibre entre Avars, Darguines, Lezguines ou Koumyks. S'ajoutent enfin les tensions entre la majorité musulmane soufie et les quelques dizaines de milliers de salafistes. « C'est l'Absurdistan », résume Malek pour évoquer « cette banlieue sous-développée de l'empire ».

 

Ou le « Corruptistan » : une place d'étudiant à la fac s'achète 7 000 $. Pour passer dans la classe supérieure, « il faut verser 3 000 roubles (88 eur) directement au professeur qui même en fin de carrière ne gagne que 190 eur », raconte Amila, une journaliste débutante qui gagne 500 roubles par mois (15 eur). On dit qu'un poste de ministre vaut  500 000 $. Comme le résume Ali Kamalov, rédacteur en chef d'un journal en langue avar et président de l'Union des journalistes, « plus tu peux voler, plus le poste coûte cher ».

 

 

Immeubles délabrés

 

Djamila a été médecin. Elle vend aujourd'hui des chemises au grand bazar de Makhatchkala, qui lui rapportent 2 000 roubles (58 eur), mieux que son ancien salaire de généraliste. De grandes flaques d'eau inondent la rue autour du marché. Parce que personne ne gère les canalisations, déplore un vendeur. Les trottoirs sont défoncés, de nombreux immeubles délabrés dans cette capitale sans charme malgré la proximité de la Caspienne qu'on devine à peine du centre-ville. À un carrefour, cinq militaires effectuent un contrôle routier, gilet pare-balles et doigt sur la détente de la mitraillette. « Beaucoup s'accomodent de la corruption et des violations des droits de l'homme, parce que l'essentiel, c'est qu'il n'y ait pas la guerre comme en Tchétchénie », philosophe Ali Kamalov.

 

Dans ce territoire aux marches méridionales de l'empire, le Kremlin a apporté une note d'espoir il y a un an en nommant un nouveau président en remplacement de Magomedali Magomedov, qui régnait sur la République depuis près d'un quart de siècle. Moukhou Aliev est un oiseau rare. À 66 ans, sa réputation d'homme honnête fait l'unanimité, dans tous les clans, toutes les ethnies, bien qu'il ait présidé la Douma. Le président Aliev habite toujours depuis l'époque soviétique un modeste quatre-pièces au 4e étage d'un immeuble. Il se déplace avec une escorte nettement moins voyante que celle du maire.

 

Ses partisans déplorent son impuissance liée au maintien aux postes clés de nombreux hommes de l'ancien système. Ils regrettent qu'il compose avec le puissant maire. « J'ai procédé aux changements de cadres les plus nécessaires », se justifie le président, qui a répondu par écrit au Figaro parce qu'en déplacement lors de notre visite. Plusieurs chefs de districts qui distribuaient les prébendes à leurs familles ont été renvoyés.

 

La violence diminue. « Entre 2006 et 2005, il y a eu 66 % d'actes terroristes en moins » comptabilise le ministre de l'Intérieur, Mogamedtaguirov. « En 2006, 56 policiers sont morts. Beaucoup moins qu'en 2005 et 39 criminels ont été éliminés. » Autre progrès souligné par le président Aliev : « Les revenus réels de la population ont augmenté de 39,7 % en un an. » Quant à la corruption, la hausse récente des prix des pots-de-vin, selon un proche du président, refléterait la fin de l'impunité.

 

 

Par didier - Publié dans : La situation au Daguestan
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 22:42

LE FIGARO

 

 

http://www.lefigaro.fr/international/20070217.FIG000000838_dans_la_tchetchenie_pacifiee_les_drames_continuent.html

Dans la Tchétchénie "pacifiée", les drames continuent

 

De notre envoyé spécial à Khassaviourt (Daguestan) FABRICE NODÉ-LANGLOIS.

 

 Publié le 17 février 2007

 

Actualisé le 17 février 2007 : 20h47

 

Treize jeunes venus du Daguestan voisin ont été abattus en juillet dans des circonstances non élucidées.

 ELDAR avait 20 ans. Un grand brun souriant que sa mère, Sapiat, montre sur une photo encadrée en réprimant ses sanglots. Eldar suivait des cours d'informatique et n'avait pas de travail. Il habitait avec ses parents et son petit frère, à Khassaviourt, dans la république russe du Daguestan. C'est dans cette ville située sur le piémont du Caucase, à dix kilomètres de la Tchétchénie, que la deuxième guerre tchétchène débuta, en 1999, à la suite d'attaques lancées sur le territoire daguestanais, provoquées, ou tout au moins facilitées par Moscou, selon certains observateurs. Mais ceci s'est déroulé il y a huit ans et aujourd'hui, officiellement, la Tchétchénie, sous le contrôle de Ramzan Kadyrov (lire ci-dessus), est pacifiée. Une pacification pourtant entachée par des drames comme celui qui fait pleurer la mère d'Eldar, dans son modeste salon de Khassaviourt.

 Le 12 juillet dernier, Eldar est sorti avec des amis. « Je me suis inquiétée de ne pas le voir revenir le soir », raconte Sapiat. Des voisins s'aperçoivent vite que plusieurs jeunes de ce quartier aux ruelles en terre défoncées manquent à l'appel. Le lendemain, Sapiat apprend qu'à quelques kilomètres, de l'autre côté de la frontière uniquement gardée sur les routes principales, treize jeunes « terroristes » ont été abattus par les spetsnaz, les forces spéciales sous les ordres du premier ministre tchétchène Kadyrov. Parmi ces « boévikis » (rebelles tchétchènes) figurent un gamin de 13 ans, d'autres de 17 ans, et Eldar. Sa famille ira reconnaître son corps, présenté nu, avec des blessures au bras et à la jambe, et une grande cicatrice au ventre.

 Cabanes de tôles

Selon les proches et les autorités du Daguestan, ils n'étaient pas armés, et encore moins des terroristes. Comment ce groupe de jeunes a-t-il été entraîné en Tchétchénie ? « Personne n'a vraiment compris le but de l'opération, si ce n'est qu'elle a permis au gouvernement tchétchène d'accuser le Daguestan d'aider les boévikis », commente Saïguidpacha Oumakhanov, le maire de Khassaviourt. Cinq jeunes du groupe ont survécu à la fusillade et ont été arrêtés. L'un d'eux aurait été condamné à sept mois de prison et serait sur le point de sortir, mais aucune information n'a filtré sur le procès, constate Sapiat.

 Eldar appartenait à une famille de Tchétchènes établis au Daguestan depuis plusieurs générations. Les violences qui n'en finissent pas dans la région ont fait aussi des victimes parmi les Daguestanais installés en Tchétchénie. Comme ces cinquante familles qui campent dans des cabanes de bois et de tôles depuis deux ans et demi. Ismaïl, le chef de cette communauté, entouré d'une vingtaine d'hommes au regard farouche, raconte qu'ils ont fui leur village de Borozdinovskaïa après une attaque du bataillon Vostok (Est) des services de renseignements du ministère russe de la Défense (GRU), le 5 juin 2005. Les soldats ont enfermé les hommes de plus de 13 ans dans l'école. Puis ont pris une douzaine d'entre eux dans une maison, qu'ils ont ligotés avec du scotch et aspergés d'essence. Onze hommes seraient morts brûlés. Les survivants ont emmené ce qu'ils ont pu et se sont installés à six kilomètres du village, sur un terrain plat au bord d'un carrefour routier. Formellement, ils sont en territoire tchétchène, mais de l'autre côté de la route, le poste de contrôle gardé par des policiers armés de kalachnikovs marque l'entrée du Daguestan. Moukoussam, une jeune femme de 25 ans aux yeux de biche et aux traits fins encadrés par le foulard traditionnel, vit avec son mari et leur fils Akhmed, 5 ans, dans un cabanon de 10 mètres carrés.

 Akhmed, qui joue sur le tapis séparé de la terre humide par un carton, tuera tous les policiers quand il sera grand. Les enfants ne vont pas à l'école depuis deux ans. Un fil électrique raccordé au café du carrefour permet d'éclairer depuis peu l'abri sans fenêtre. Le poêle à bois chauffe correctement la masure mais a failli la faire flamber plus d'une fois. Dans la plaine du fleuve Terek, ancienne frontière méridionale de l'empire russe, l'hiver n'est pas trop rigoureux. Le camp déplore néanmoins des malades et déjà six morts. Une vieille femme toute fripée survit dans une cabane à peine plus grande que son lit. Elle a 106 ans, assure Moukoussam. « Il y a cinq mois, raconte Moukoussam qui a perdu un cousin et trois autres proches dans l'attaque, les femmes sont retournées au village. Nous avons retrouvé les ossements des brûlés. » La police les a saisis et les a envoyés à Rostov-sur-le-Don pour expertise. Officiellement, les onze brûlés sont considérés comme disparus.

 

 

Ni le gouvernement tchétchène ni le gouvernement daguestanais ne les aident. Ramzan Kadyrov est venu au camp quelques jours après l'assaut et a promis des indemnités en échange de leur retour. « Nous sommes rentrés chez nous une dizaine de jours mais nous ne nous sentions pas en sécurité, alors nous sommes revenus au camp », poursuit Ismaïl. « Nous étions installés depuis plusieurs générations, affirme-t-il, mais depuis la première guerre, nos voisins tchétchènes voulaient nous chasser. » La première des 42 plaintes des réfugiés de Borozdinovskaïa vient d'être rejetée par un tribunal de Moscou. Ils réclament des indemnités et des terrains. Pas plus que la Tchétchène Sapiat, mère d'Eldar, les familles du camp des Daguestanais n'attendent quoi que ce soit de la justice russe. Et pourtant, ils ont appelé le minibidonville le « camp de l'espoir ».

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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 22:07

L'HUMANITE

14 octobre 2005

http://www.humanite.presse.fr/journal/2005-10-14/2005-10-14-815951

Kabardino-Balkarie, Daguestan, Ingouchie, Ossétie ...

L’opération commando de Naltchik est la dernière d’une série d’attaques qui endeuillent le Caucase russe.

Kabardino-Balkarie

En décembre 2004, un groupe d’hommes armés attaque l’antenne de l’agence fédérale russe antidrogue à Naltchik, tuant les quatre fonctionnaires présents et emportant un important arsenal d’armes, dont 79 fusils automatiques et 182 pistolets.

Le mois suivant, les forces de sécurité de Kabardino-Balkarie, appuyées par des blindés, lancent une importante opération de ratissage dans la capitale de la république, pour arrêter les dirigeants et les militants de la djamaat (communauté islamique) locale, baptisée Iarmouk. Plusieurs militants sont tués. L’opération aurait fait aussi des morts parmi les habitants. Les blindés des forces de l’ordre avaient notamment tiré sur un immeuble dans lequel étaient réfugiés des présumés terroristes.

Daguestan

Les attaques ou attentats contre policiers et soldats sont devenus quasiquotidiens au Daguestan, république caucasienne située à l’ouest de la Tchétchénie. Des dizaines de membres des forces de l’ordre y ont été tuées cette année.

Ingouchie

Dans la nuit du 21 au 22 juin 2004, 200 à 500 combattants armés, essentiellement tchétchènes et ingouches, lancent, sous la direction du chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev, une série d’attaques simultanées dans trois villes d’Ingouchie, en particulier à Nazran, visant les bâtiments des forces de l’ordre de cette république russe. L’attaque, menée en quelques heures et comprenant le pillage d’un dépôt d’armes à Nazran, avait fait officiellement 88 morts, la majorité des membres des forces de l’ordre. Seuls deux rebelles, non compris dans ce bilan officiel, avaient été tués.

Ossétie du Nord

Le 1er septembre 2004, un commando pro-tchétchène composé d’au moins 32 hommes et femmes, prend le contrôle d’une école à Beslan, non loin de Vladikavkaz. Plus de 1 200 otages restent détenus jusqu’au 3 septembre, dans des conditions particulièrement difficiles. Alors qu’une explosion retentit, les forces de l’ordre lancent un assaut dans une totale désorganisation. 331 personnes trouveront la mort, dont 186 enfants, sans compter 31 terroristes tués.

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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 22:01

 

 

 

 

 

 

 

REPORTERS SANS FRONTIERES

 

 

http://www.rsf.org/article.php3?id_article=14285

 

Russie1er.07.2005

Un journaliste assassiné en pleine rue au Daguestan

 

 

lire en russe

« Nous sommes choqués par l’assassinat du journaliste Magomedzagid Varisov et nous demandons au ministre de l’Intérieur, Rachid Nourgaliev, de diligenter sans délai une enquête afin d’identifier les auteurs et les probables commanditaires de cet acte odieux. Magomedzagid Varisov est le deuxième journaliste assassiné en Russie depuis le début de l’année », a déclaré Reporters sans frontières.

Magomedzagid Varisov, journaliste de l’hebdomadaire Novoe Delo et directeur du Centre républicain d’initiatives stratégiques et politiques, a été assassiné par balles par des inconnus, le 28 juin, vers 21h15, à Makhatchkala (capitale du Daguestan), alors qu’il s’apprêtait à sortir de sa voiture pour regagner son domicile. Le journaliste est mort sur place et son chauffeur, atteint de plusieurs balles, a été immédiatement conduit à l’hôpital. Son épouse qui l’accompagnait n’a pas été touchée. Une enquête criminelle a été ouverte par la police qui recherche une Lada noire, à bord de laquellle les tueurs se seraient enfuis.

La piste professionnelle est la plus sérieuse. Le journaliste, responsable de la rubrique politique de Novoe Delo, était connu pour ses articles critiques à l’égard de l’opposition au gouvernement de la république caucasienne russe du Daguestan.

Il avait publié dernièrement dans Novoe Delo un article dans lequel il s’interrogeait sur le fait qu’environ 1 000 réfugiés du village tchétchène de Borozdinovskaya (région de Chelkovsky) avaient franchi illégalement la frontière avec le Daguestan, après que celui-ci avait fait l’objet d’une opération des forces spéciales russes. Le journaliste accusait les membres de l’opposition au gouvernement du Daguestan de profiter de la situation pour attiser la haine entre les communautés tchétchènes et daguestanaises.

De plus, le journaliste a été assassiné la veille de la publication dans Novoe Delo d’un deuxième article qui devait livrer les noms des personnes impliquées dans cette perméabilité voulue de la frontière entre le Daguestan et la Tchétchénie.

Le journaliste et la rédaction du journal avaient reçu de nombreuses menaces de mort par téléphone depuis un an et Magomedzagid Varisov avait déclaré à ses collègues avoir été suivi à plusieurs reprises par des inconnus.

Le 30 juin, le site www.kavkazcenter.com a publié une lettre émanant du groupe islamiste wahabbite « Charia » qui a revendiqué l’assassinat de Magomedzagid Varisov : « Nous avons puni celui qui est le collaborateur du FSB, le porte-voix de la propagande du Kremlin et des marionnettes qui sont au pouvoir au Daguestan, l’un des idéologues de la lutte contre l’établissement de la Charia au Daguestan. »

 

 

 

 

 

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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 21:40

Note de l’éditeur du blog : Le document qui suit est à replacer dans le contexte du site éditeur qui est un site semble-t-il pour le moins pro arabe. Il me semble toutefois intéressant de le publier car il montre les violences  quasi quotidiennes au Daguestan. Le fait de le publier ne constitue en aucun cas un soutien aux propos qui n’engagent que son auteur mais, cela permettra de comprendre la radicalité et la détermination des islamistes dans ce pays.

 http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=1682

 

 

 

 

Tchétchènie Occupée: La violence au Daguestan ne montre aucun signe d’atténuation du conflit

 

  

abubilal a écrit : "

La violence au Daguestan ne montre pas de signe d’atténuation du conflit

De sources provenant du Daguestan 3 policiers pro-moscou ont été abattus le 6 Septembre dans le district de Kyakentsky au Daguestan. L’action a eu lieu lorsque des attaquants non identifiés ont tiré sur un car de transport dans lequel se trouvaient des marionnettes de la police sur une grande route dans le Caucase proche du village de Pervomaiskoe et dans la colonie d ‘ Inchkhe.
Les trois policiers tués dans l’attaque ont été identifiés, l’un d’eux était Amirkhan BALMATOV, lieutenant de police et trafiquant notoire, Alikhadi ZAGIROV, sergent dans les services des patrouilles de surveillance et Rustan MAMEDOV lieutenant qui travaillait dans la milice du district. Une source provenant du bureau du procureur dans le district de Kyakentsky a dit que les tueurs ont mené cette attaque comme de véritables professionnels.

 Ils ont choisit les positions et ont visé avec précision. Il a dit : « Il y avait au moins deux agresseurs ». Ils ont trouvé sur le lieu de l’attaque les douilles de deux calibres différents 7,62 mm et 5,45 mm.

Le 2 Septembre, l’explosion d’une bombe dans Shamilkala (anciennement Mackhachkala) a tué 2 marionnettes de la police, cela a été rapporté le 3 Septembre par le journal Kommersant. Le 5 Septembre la gazette Nezavisimaya a rapporté que la bombe était cachée dans un sac poubelle et a explosée lorsque des soldats de la 102è Brigade du génie était en train d’inspecter une décharge non autorisée. Onze soldats russes ont été blessés dans l’explosion.

Le journal Kommersant a aussi rapporté qu’immédiatement après l’explosion, un véhicule VAZ-21099 s’éloignait à grande vitesse de l’endroit de l’explosion. Un détachement de police a essayé d’arrêter le véhicule à une intersection, mais sans succès le véhicule ne s’étant pas arrêté et les occupants faisant feu avec des armes automatiques. Le véhicule a été retrouvé près d’un canal à 5 km approximativement de l’endroit ou a eu lieu l’explosion.

Un camion transportant les troupes du ministère de l’intérieur a été pris sous le feu dans la région du Daguestan au moins un soldat de l’occupation russe a été tué. Mais de source daguestanaise, il y en aurait eu 4.

Abdul Musayev marionnette au ministère de l’intérieur du Daguestan a dit : « L’attaque s’est déroulée aux environs de 22h00 GTM dans l’Ouest de la ville de Khasavyurt a coté de la frontière tchétchène ». La police recherche les responsables de cette attaque.
Les tirs furent les derniers d’une longue série d’attaques sur les marionnettes de la police et sur les officiels du gouvernement pro-moscou dans la province de la mer Caspienne.

Durant tout le long du mois dernier 40 marionnettes et officiers pro-russes sont morts dans des attaques au Daguestan.

KC
2005-09-08 19:05:16
(Traduit par Abu Bilal pour LVO)

 

 

 

 

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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 21:30

 

Daguestan : une région soumise au chaos *

Le Daguestan est une des républiques de la Fédération de Russie, située entre la Tchétchénie et la mer Caspienne. La province est soumise au chaos depuis la guerre de Tchétchénie (1994 et 1996). En mai 1999, des milliers de militants islamistes ont investi le siège du gouvernement du Daguestan en réclamant sa démission. Trois mois plus tard, des combats éclataient à la frontière entre Daguestan et la Tchétchénie, avec intrusion de centaines d’islamistes provenant de Tchétchénie et la prise de quelques villages.

L’agitation, entretenue par les chefs mafieux locaux (souvent des ex-chefs de guerre reconvertis), constitue un vivier pour les islamistes de tous bords (wahhabites d’Arabie Saoudite, frères musulmans ou talibans) qui attisent les difficultés économiques. Les fous d’Allah s’accommodent de trafics de drogue et d’armes pour mener leur combat. L’armée russe ne fait pas dans le détail et n’hésite pas à bombarder des villages.

En août 2002, le chef de mission pour Médecins Sans Frontières (MSF), Arjan Erkel, était enlevé par trois hommes non identifiés dans les rues de Makhashkala, la capitale du Daguestan.

Et l’été dernier, le ministre des Nationalités et de l’Information de la république russe du Caucase, connu pour ses positions contre les extrémistes islamistes, était tué dans un attentat à la voiture piégée.

Les populations civiles, comme toujours, sont prises en otage entre les rebelles et les forces de répression.

un article de Serge Dumont/Les infos du Jura/Le Progrès

© copyright auteur de l’article
Par didier - Publié dans : La situation au Daguestan
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